Analyse comparative de la résection pancréatique céphalique avec préservation duodénale et de la pancréaticoduodénectomie

Analyse comparative de la résection pancréatique céphalique avec préservation duodénale et de la pancréaticoduodénectomie

Le traitement des pathologies bénignes et des tumeurs de bas grade malin de la tête pancréatique fait l’objet de débats, notamment concernant le choix entre la résection pancréatique céphalique avec préservation duodénale (DPPHR) et la pancréaticoduodénectomie (PD). Cette étude visait à comparer les complications périopératoires, la sécurité et la qualité de vie à long terme associées à ces deux techniques chirurgicales.

Menée au First Affiliated Hospital of Xinjiang Medical University (Chine), l’étude incluait des patients opérés entre janvier 2014 et décembre 2018. Sur 99 patients initialement recrutés, 86 ont été analysés après exclusion de 13 cas (perdus de vue). Les critères d’inclusion étaient un âge ≥18 ans avec confirmation histologique de pancréatite chronique, lésion bénigne ou tumeur de bas grade malin. Les critères d’exclusion comprenaient les antécédents de tumeur maligne, chirurgie pancréatique antérieure ou données incomplètes.

Les patients ont été divisés en deux groupes : DPPHR (n = 29) avec techniques de Beger, Berne ou Frey, et PD (n = 57) impliquant une résection complète de la tête pancréatique, du duodénum et des structures adjacentes, suivie de reconstructions digestives. Les données analysées incluaient les caractéristiques démographiques, les complications postopératoires, la qualité de vie (questionnaire QLQ-C30) et le statut nutritionnel (NRS-2002).

Les résultats montrent des différences significatives entre les groupes. La durée opératoire était plus courte dans le groupe DPPHR (493,45 ± 155,00 min vs 600,09 ± 140,72 min ; p = 0,002), de même que la durée d’hospitalisation (24,55 ± 12,24 jours vs 31,37 ± 12,38 jours ; p = 0,018). Les coûts hospitaliers étaient inférieurs après DPPHR (94 300 ± 33 000 yuans RMB vs 128 200 ± 47 500 yuans RMB ; p = 0,001).

L’insuffisance pancréatique exocrine postopératoire était moins fréquente après DPPHR (6,9 % vs 36,8 % ; p = 0,007). La variation pondérale était plus favorable dans le groupe DPPHR (3,00 [0,50–6,50] kg vs 0,00 [0,00–2,00] kg ; p = 0,002). Les complications à long terme (≥3 mois) étaient moins élevées après DPPHR (34,5 % vs 64,9 % ; p = 0,007).

La qualité de vie à un an postopératoire, évaluée par le QLQ-C30, montrait une amélioration significative dans tous les domaines pour le groupe DPPHR (p < 0,05). Ces résultats suggèrent que la DPPHR offre des avantages cliniques et fonctionnels supérieurs à la PD pour ces indications, avec une morbidité réduite et une meilleure préservation de la fonction digestive.

En conclusion, la DPPHR présente des avantages opératoires, économiques et fonctionnels significatifs par rapport à la PD, en faisant une option privilégiée pour les lésions bénignes ou de bas grade malin de la tête pancréatique.

doi : 10.1097/CM9.0000000000000968

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